Pourtant l'unité de l'obédience se lézarde.

Un Grand Orient, créé en 1773 par des frères en désaccord avec la Grande Loge, étend peu à peu son influence et les loges qui ne se soumettent pas sont , en 1777, déclarées irrégulières, alors que la Grande loge maintenue se déclare en 1774, "seul et unique Grand Orient de France".

La fusion des deux obédiences en 1779 marque la fin de la première Grande Loge et la victoire du Grand Orient qui apparaît comme la seule puissance maçonnique dans la France révolutionnaire. Dans cette période troublée, les loges restées fidèles au Rite Écossais tentent de survivre avec force et vigueur en dépit des attaques dont elles sont l'objet.

Un frère va jouer un rôle fondamental dans l'établissement définitif de la souveraineté du Rite Écossais Ancien et Accepté en France: le Comte Auguste de Grasse, marquis de Tilly (1765-1845), capitaine dans l'armée royale.

Ses intérêts familiaux le poussent à Saint Domingue et aux jeunes États Unis où il fonde plusieurs loges.

En 1801, à Charleston, il est membre fondateur du premier Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté.

1804. Année du sacre de Napoléon et de la proclamation de l'Empire. De Grasse Tilly rentre en France en qualité de Souverain Grand commandeur ad vitam du Suprême conseil des Îles Françaises du Vent et Sous le Vent. Il est porteur d'une lettre de créance du Suprême Conseil de Charleston et entreprend la création du Suprême Conseil de France du Rite Écossais Ancien et Accepté, qui est établi en octobre 1804.

Les loges écossaises, alors frappées d'anathème par le Grand Orient, s'érigent le même mois en Grande Loge Générale Écossaise afin de pratiquer le Rite Écossais en toute sérénité.


Le Suprême Conseil dans le monde
Création du Suprême Conseil. Fusions et scissions des Suprêmes Conseils Français.
Arbre généalogique des Suprêmes conseils du monde nés du Suprême Conseil de France